La vitrine de la société Algam
>

John McLAUGHLIN

John McLAUGHLIN

CV

NomJohn McLAUGHLIN
Anniversaire4 Janvier
NationalitéBritannique
GenreJazz, Rock
InstrumentsGuitare
Sitehttp://www.johnmclaughlin.com
PartenariatsBigsby

Parcours

John McLaughlin commence sa carrière de musicien professionnel au sein des formations de Duffy Power, Graham Bond et Georgie Fame, qui jouent principalement du rhythm and blues. Il enregistre à l'occasion comme musicien de studio pour David Bowie, alors inconnu, mais aussi pour les Rolling Stones.

Il fait la connaissance de Jack Bruce à cette époque et enregistre en 1968 l'album Things We Like, qui ne sera toutefois publié que deux ans plus tard.

McLaughlin enregistre son premier album, Extrapolation, en compagnie du saxophoniste John Surman, du bassiste Brian Odges et du batteur Tony Oxley. C'est un album de jazz où McLaughlin présente déjà une certaine originalité en tant que compositeur.

À la demande de Tony Williams, il s'installe aux États-Unis en février 1969 afin de rejoindre le nouveau groupe du batteur, The Tony Williams Lifetime, qui comprend en outre Larry Young à l'orgue.

L'enregistrement de l'album In a Silent Way de Miles Davis marque un tournant dans sa carrière. Il devient un acteur essentiel du jazz rock naissant, dans lequel il joue un rôle considérable.

En mars 1969, il rencontre Jimi Hendrix lors d'une jam session au Record Plant avec Dave Holland à la basse et Buddy Miles à la batterie. Des longues heures de jam évoquées dans les différents témoignages de la rencontre, il ne reste (à ce jour) qu'une demi-heure enregistrée. Celle-ci est constituée d'une jam autour du thème Driving South d'une dizaine de minutes où les deux hommes alternent les soli, d'un blues d'un peu plus d'un quart d'heure puis de quelques tentatives de mises en place informelles lors des dernières minutes.

McLaughlin enregistre ensuite Emergency!, le premier album du Tony Williams Lifetime puis l'album Bitches Brew, de Miles Davis, deux albums majeurs du jazz rock naissant.

Avec les mois, l'influence de Jimi Hendrix sur son jeu devient plus importante. Il utilise désormais divers effets rapprochant son timbre des musiciens de rock. En février 1970, il enregistre son deuxième album solo, Devotion produit par Alan Douglas, un proche de Hendrix, en compagnie de Buddy Miles, le batteur du Band of Gypsys, de Larry Young et de Billy Rich. Le terme jazz rock prend ici tout son sens : McLaughlin mélange en effet les harmonies du jazz moderne avec le son et les rythmes de la musique rock.

Turn It Over, le second album du Tony Williams Lifetime (alors rejoint par Jack Bruce) et A Tribute To Jack Johnson, le manifeste rock de Miles Davis confirme l'évolution du guitariste. Il fait aussi une apparition remarquée sur le triple album Escalator Over The Hill de Carla Bley en compagnie de Jack Bruce et Paul Motian.

En 1971, Alan Douglas produit My Goals Beyond, un album où McLaughlin joue de la guitare acoustique. Une face de l'album montre l'attirance du guitariste pour les musiques extra-occidentales. En compagnie de Jerry Goodman, Dave Liebman, Charlie Haden, Billy Cobham, Airto Moreira et Badal Roy, il grave deux longues plages modales préfigurant les fusions que le jazz ne cessera de développer avec les musiques du monde dans les années qui suivront.

Il forme le Mahavishnu Orchestra au début des années 1970, avec le violoniste Jerry Goodman, le claviériste Jan Hammer, le bassiste Rick Laird et le batteur Billy Cobham. Le groupe grave The Inner Mounting Flame puis Birds Of Fire, deux albums considérés comme étant des classiques du jazz rock. La musique du Mahavishnu Orchestra se caractérise par une virtuosité technique d'autant plus remarquable qu'elle est combinée à une écriture complexe : les mesures impaires et la polytonalité sont présentes sur une majeure partie du matériel enregistré par le groupe.

En 1972, il enregistre Love Devotion Surrender en compagnie de Carlos Santana, où les deux hommes jouent un répertoire très Coltranien. Outre le premier mouvement de A Love Supreme, qu'ils sont les premiers à reprendre sur disque, ils enregistrent Naima et Let us Go Into the House of the Lord, un titre associé à Pharoah Sanders. L'album sera suivi en 1973 d'une tournée qui ne donnera malheureusement pas lieu à un Live officiel : les enregistrements pirates de la tournée montrent pourtant une musique supérieure à celle de l'album studio.

En 1973, les rapports au sein du Mahavishnu se dégradent considérablement, conduisant McLaughlin à ne pas sortir le troisième album studio du groupe pourtant déjà bien avancé (il ne sera publié qu'en 1999 sous le titre de The Lost Trident Sessions). À la place, McLaughlin publie un live, Between Nothingness And Eternity, généralement considéré comme inférieur aux précédents albums du groupe.

En 1974, McLaughlin continue l'aventure du Mahavishnu, mais avec un groupe entièrement remanié : il comprend désormais Jean-Luc Ponty au violon, Ralphe Amstrong à la basse et Narada Michael Walden à la batterie. Le premier album du groupe, Apocalypse, produit par George Martin, combine le groupe avec un grand orchestre. L'album suivant, Visions of the Emerald Beyond (avec Gayle Moran aux claviers) présente un jazz rock plus classique, mais globalement moins inspiré que les premiers albums. Le dernier effort du groupe, Inner Worlds, est décevant et marque la fin du Mahavishnu Orchestra.

En 1975, McLaughlin délaisse la guitare électrique pour se concentrer sur l'étude de la musique indienne et fonde Shakti en compagnie de Zakir Hussain, qui publiera trois albums remarquables. Le premier album du groupe, Shakti With John McLaughlin, présente un concert de 1975 où McLaughlin rivalise de virtuosité avec L. Shankar, le violoniste du groupe. McLaughlin joue alors sur une guitare avec un manche scalopé, lui permettant de se rapprocher de la sonorité d'un sitar. Le disque montre l'impressionnant travail d'appropriation de la musique indienne effectué par McLaughlin.

A Handful Of Beauty et Natural Elements, les deux albums suivants de Shakti, présentent une synthèse de l'Orient et de l'Occident avec une part d'écriture plus importante que le premier opus du groupe, où l'improvisation primait.

En 1978 il renoue avec la guitare électrique pour Electric Guitarist, qui est une sorte de résumé de sa carrière : il y enregistre avec certains membres du Mahavishnu Orchestra, Carlos Santana et même avec Jack Bruce et Tony Williams. Il crée la même année le "One Truth Band". Le groupe comprend toujours L. Shankar au violon, Stu Goldberg aux claviers, Fernando Saunders à la basse et Tony "Thunder" Smith à la batterie (tout deux remplacés ponctuellement par T.M. Stevens à la basse et "Sunship" Theus à la batterie). Il enregistrera avec cette formation Electric Dreams qui paraitra en 1979.

En 1979, il montre un autre groupe éphémère, Trio of Doom, avec Jaco Pastorius et Tony Williams. C'est à l'époque que les troubles mentaux de Pastorius se développent : l'expérience est un fiasco total. Le seul album du groupe sera publié en 2007.

Au début des années 1980, il collabore avec les guitaristes Paco de Lucía et Al Di Meola. Le trio publie l'album Friday Night In San Francisco, un immense succès commercial où les trois hommes rivalisent de virtuosité technique.

Il reforme une nouvelle version du Mahavishnu Orchestra dans les années 1980, mais qui ne rencontrera pas le même succès que par le passé.

En 1993, il publie un hommage à Bill Evans dont il écrit les arrangements (Time Remembered), disque qu'il enregistre avec un quatuor de guitare, Aighetta Quartet. Après un album live où il joue dans le cadre d'un trio jazz (Tokyo Live), il publie After The Rain, un album en hommage à John Coltrane en compagnie d'Elvin Jones.

The Promise (1995) reprend un peu le même concept que l'album Electric Guitarist, avec d'autres invités de marque, comme Jeff Beck.

Il reforme ensuite son trio avec Al Di Meola et Paco de Lucia puis renoue avec Zakir Hussain dans le cadre de Remember Shakti, où il officie cette fois-ci à la guitare électrique.