Kevin SEDDIKI
CV
| Nom | Kevin SEDDIKI |
| Partenariats | LÂG |
Parcours
KEVIN SEDDIKI
(AL DIMEOLA WORLD SINFONIA ORCHESTRA)
Kevin Seddiki s'est toujours intéressé à l'improvisation et à des styles musicaux très divers. Ses compétences impressionnantes, sa polyvalence surprenante et sa curiosité l'ont amené à collaborer avec des maîtres renommés dans tous les domaines musicaux allant du classique au jazz, dont Al Di Meola, Dino Saluzzi, Régis Gizavo, Bijan Chemirani, l'Ensemble Ibn Arabi, Olivier Ker Ourio, et Urna Chahar Tugchi.
En 2009, il gagne le prestigieux concours des « European Guitar Awards », en Allemagne. Depuis 2010, il est en tournée avec le groupe World Sinfonia d’Al Di Meola, qui a récemment sorti un nouvel album, Pursuit of Radical Rhapsody. Comme il est aussi membre du groupe Oneira, Kevin a un emploi du temps plutôt chargé. De plus, en septembre 2011 il sortira un premier album, qui portera son nom, sous l’étiquette allemande « Wildner Records ».
Kevin s’est produit à des concerts et des festivals très médiatisés, comme le Nykobling Jazz Festival au Danemark, le « Tango and More » à Lecce en Italie, le Festival international de musique baroque de Mulhouse, mais aussi au Palais Chaillot à Paris, à l’Ermitage en Allemagne, à EthnoJazz en Grèce et au Festival des Suds en Arles.
Malgré ce CV impressionnant, il reste humble : « Je ne suis pas un vrai guitariste classique, ni un vrai jazzman ; j’aime simplement trouver le moyen de dire quelque chose dans des contextes très variés. » Lâg Guitars a eu l’occasion d’interviewer Kevin récemment. Voici ce qu’il avait à dire :
INTERVIEW
Lâg Guitars : Quand avez-vous commencé votre voyage d’artiste/de musicien ?
Kevin Seddiki :J’ai commencé à jouer de la guitare à l'âge de 8 ans. Je suis né dans une petite ville près de Lyon, qui s’appelle Clermont-Ferrand. Mon père est saxophoniste et il écoutait toutes sortes de styles de musique. Je me suis donc intéressé très tôt à la musique classique, au jazz et à la world music. Je me souviens en particulier d'une cassette que j'avais, une espèce de "best of" avec Mozart, Stevie Wonder et une partie du Concerto d’Aranjuez ! Alors je me suis inscrit au conservatoire deux après-midi par semaine pour étudier la guitare classique et le solfège. Quand j’étais ado, je voulais faire du rock et au début, je ne savais vraiment pas faire des accords. Je ne connaissais que les morceaux que j’avais appris. J’ai vraiment galéré à écouter des groupes comme Nirvana ou Sonic Youth et à essayer de transcrire leur musique. J’ai eu beaucoup de mal avec le solfège au conservatoire et j’ai abandonné pendant un moment. Puis j'ai rejoint un jeune groupe du coin qui était assez bien connu au niveau de la ville et qui avait besoin d'un bassiste...et c'est comme ça que j'ai commencé à jouer de la basse électrique. Cette expérience-là a été très complémentaire pour moi. J’ai beaucoup appris sur le rythme, comment jouer en concert et faire des enregistrements en studio. Plus tard, j’ai décidé de reprendre la guitare classique, et bizarrement mes connaissances en solfège et mon oreille étaient cent fois meilleures qu’avant ; pourtant, je n'avais jamais eu l'impression que je les avais travaillées. Plus tard, il y avait des gens avec qui j'improvisais qui ont influencé mes choix en musique et ma façon de jouer, des gens comme Dino Saluzzi, un excellent joueur de bandonéon, ou Pablo Marquez, mon dernier prof de guitare, et aussi la famille Chemirani, de fantastiques joueurs de zarb, c’est devenu mon deuxième instrument….
Lâg : Vous jouez des styles de musique très divers, est-ce que vous avez des astuces ou des recommandations à donner à des guitaristes en herbe ?
KS : Je pense cela est dû pour beaucoup à la curiosité et au désir de partager la musique avec des gens d’où qu’ils viennent. Cela m’a fait comprendre que j’avais besoin de me familiariser avec des rythmes et des sons, par exemple, afin de pouvoir combiner les genres. C’est ainsi que j’ai commencé à chercher des sons différents, des accordages alternatifs et des techniques de percussion sur la guitare. A propos de mon jeu : j’ai appris la guitare classique, mais j’utilise des techniques de bassiste, de percussionniste, du flamenco et des rythmes d’Amérique Latine. Depuis cinq ans je joue aussi du tambour iranien, le zarb ; il a vraiment contribué à nourrir et à développer mon sens du rythme. Donc, c’est un drôle de mélange très personnel (rires).
L’important à mon sens, c’est de travailler lentement, éviter que ça devienne mécanique. Le but devrait être de comprendre la musique en général ; c’est un travail qui n’est jamais terminé. Je trouve que c’est une meilleure approche que de se concentrer trop sur l'instrument lui-même ou de poursuivre un certain concept de la technique ; jouer fort ou rapidement, par exemple, ou essayer de jouer les licks les plus difficiles en solo au lieu de jouer ce que tu ressens. Je pense qu’il s’agit d’« entendre ce que tu joues ». Mon conseil est de travailler lentement au début et de prendre le temps de tout entendre. Un truc chouette à faire parfois est de chanter ce que tu es en train de jouer. Autre chose que je trouve vraiment utile et intéressant, c'est le Konnakol indien. C’est l’art de chanter des rythmes avec des syllabes, par exemple : « TA– KA – DI – ME », c'est comme si on essayait de dire 1-2-3 très vite. Ça marche avec n'importe quelle langue, même si en allemand c'est vraiment dur. Essaie-le pour voir où sont tes limites. Puis, avec un peu d'entraînement, avec « TA-KI-TA », et tu verras.
Je me suis rendu compte qu’en travaillant de cette façon, une fois que tu peux "épeler" un rythme et « l'entendre en toi », il te faut nettement moins de temps pour pouvoir le jouer à la guitare.
Lâg : Vous allez bientôt sortir l’album « Kevin Seddiki ». Racontez-nous.
KS :L’enregistrement fait partie du premier prix que j’avais gagné dans un concours de guitare, les « European Guitar Awards » à Dresde en 2009. Il devait être plutôt un album de guitare en solo, mais le producteur, Klaus Wildner, m’a vraiment fait confiance et il m’a permis d’inviter d’autres musiciens. Ce sont pour la plupart des compositions et j’ai eu la chance de pouvoir inviter de grands musiciens amis… Bijan Chemirani (percussion) Maria Simoglou (voix) Olivier Ker Ourio; (harmonica) Danielle di Bonaventura (bandonéon) et Paolo Pandolfo (viole de gambe). L’enregistrement s'est fait à Strasbourg et il s'est très bien passé. J’ai été heureux d’être entouré par ces gens-là, ils ont apporté de la couleur et une énergie fantastiques à la musique. Quelques morceaux sont écrits avec des temps prévus pour des impros, d’autres improvisations se sont produites spontanément au studio. Je vais mixer en juin et sortir l’album à l'automne, puis je jouerai ces morceaux avec un trio (percussion et bandonéon ou accordéon)
Lâg : Avez-vous d’autres projets en vue ?
KS : Oui, en fait, plus ça va, plus j’en ai ! Avec Bijan Chemirani, je fais partie du projet Oneira. Nous arrangeons et composons de la musique aux couleurs méditerranéennes. Nous venons de commencer à enregistrer notre deuxième album. J’ai aussi un projet de trio avec le percussionniste Glen Velez et la chanteuse Lori Cotler de New York... ça devrait commencer à prendre forme cette année. De plus, je joue depuis peu de temps avec le contrebassiste jazz Chris Jennings du Canada. Nous accompagnons une chanteuse de tango super qui s’appelle Sandra Rumolino, et en octobre nous allons jouer aussi avec l’italienne Lucilla Galleazi. J’ai une série de concerts en solo devant moi ; je vais essayer de faire quelque chose avec des effets, des loops, guitares et percussion.
Lâg : Ça fait un moment que vous êtes en tournée avec Al Di Meola... comment est-ce que vous vous êtes connus ?
KS : J’ai rencontré Al lors d’un voyage en Tunisie avec juste un sac et ma guitare. C’était ma première grande aventure. J’avais 17 ans et je venais d’arriver à Tabarka pour le festival de jazz où je l’ai vu jouer pour la première fois.
Le concert m’a énormément plus ; c’était acoustique avant tout, avec piano, guitare et percussion. Ils ont annoncé que le lendemain, il devrait y avoir une masterclass, alors je m’y suis rendu...mais elle a été annulée à la dernière minute. J’étais vraiment déçu et je m’apprêtais à partir. Mais j'avais vraiment envie de le rencontrer et de lui demander de me faire un cours, alors j’ai demandé le numéro de sa chambre à la réception et à ma grande surprise, ils me l'ont donné. Je suis monté à sa chambre, mais il n'y était pas. J’ai attendu un peu… il y avait une petite table et une chaise. Je suis resté là et j’ai répété pendant quelques heures jusqu’à son retour. Il m’a écouté jouer, puis on a passé un petit moment ensemble, on a joué de la guitare, etc… Par la suite, on s’est vu régulièrement quand il jouait en Europe. De temps en temps, il me demandait de me joindre au groupe pour faire un remplacement de dernière minute. Ce n'était jamais facile, c’était beaucoup de boulot dans l’urgence. Finalement, en 2009, il m'a demandé d’aller à Munich pour une répétition avant une tournée et depuis ce temps-là, je fais partie du groupe World Sinfonia.
Lâg : Y-a-t-il des représentations ou des séances d'enregistrement récentes qui ont eu une importance particulière pour vous ? Pourquoi ?
KS : Toutes les séances d’enregistrement ont une importance particulière pour moi. C'est peut-être parce que je n’en ai pas encore fait beaucoup ! Enregistrer mon album a été l’expérience la plus émouvante pour moi, parce que j’étais entouré de gens que j’aime et ils ont été tous tellement gentils avec moi et tellement engagés sur ce projet. C’était comme un rêve. Je me souviens aussi des séances pour le dernier album d'Al Di Meola l’hiver de 2009. C’était mon premier voyage aux USA et je prenais l’avion pour un enregistrement dans l’Avatar Studio!
Ça, c’était aussi un rêve et une expérience fantastique.
Lâg : Qu'est-ce qui vous a attiré vers les guitares Lâg? De quel modèle jouez-vous ?
KS : J'ai rencontré Michel Lâg-Chavarria à un grand festival de musique en France l'été dernier. Nous jouions avec Oneira, et ils avaient un stand près de la salle à manger. J’ai essayé quelques guitares, mais je me souviens en particulier d'un baryton que j'ai adoré. C’était un moment sympa et nous avons décidé de garder le contact et de nous rencontrer une autre fois. Par la suite, j’ai essayé quelques guitares et il y a très peu de temps, je me suis acheté une Tramontane Custom Bédarieux. Le timbre et les nuances de son sont vraiment super ; cette guitare est parfaite pour le groupe puisque sur scène on joue assez fort. Il est difficile de trouver un bel instrument avec une attaque puissante mais sans feedback. L'acoustique naturelle est très riche et bien équilibrée.
Lâg : Merci, Kevin ! Amusez-vous bien pendant votre tournée.
Pour plus infos sur Kevin, allez sur http://www.reverbnation.com/kevinseddiki ou http://www.facebook.com/pages/Kevin-Seddiki/152959358075988
(AL DIMEOLA WORLD SINFONIA ORCHESTRA)
Kevin Seddiki s'est toujours intéressé à l'improvisation et à des styles musicaux très divers. Ses compétences impressionnantes, sa polyvalence surprenante et sa curiosité l'ont amené à collaborer avec des maîtres renommés dans tous les domaines musicaux allant du classique au jazz, dont Al Di Meola, Dino Saluzzi, Régis Gizavo, Bijan Chemirani, l'Ensemble Ibn Arabi, Olivier Ker Ourio, et Urna Chahar Tugchi.
En 2009, il gagne le prestigieux concours des « European Guitar Awards », en Allemagne. Depuis 2010, il est en tournée avec le groupe World Sinfonia d’Al Di Meola, qui a récemment sorti un nouvel album, Pursuit of Radical Rhapsody. Comme il est aussi membre du groupe Oneira, Kevin a un emploi du temps plutôt chargé. De plus, en septembre 2011 il sortira un premier album, qui portera son nom, sous l’étiquette allemande « Wildner Records ».
Kevin s’est produit à des concerts et des festivals très médiatisés, comme le Nykobling Jazz Festival au Danemark, le « Tango and More » à Lecce en Italie, le Festival international de musique baroque de Mulhouse, mais aussi au Palais Chaillot à Paris, à l’Ermitage en Allemagne, à EthnoJazz en Grèce et au Festival des Suds en Arles.
Malgré ce CV impressionnant, il reste humble : « Je ne suis pas un vrai guitariste classique, ni un vrai jazzman ; j’aime simplement trouver le moyen de dire quelque chose dans des contextes très variés. » Lâg Guitars a eu l’occasion d’interviewer Kevin récemment. Voici ce qu’il avait à dire :
INTERVIEW
Lâg Guitars : Quand avez-vous commencé votre voyage d’artiste/de musicien ?
Kevin Seddiki :J’ai commencé à jouer de la guitare à l'âge de 8 ans. Je suis né dans une petite ville près de Lyon, qui s’appelle Clermont-Ferrand. Mon père est saxophoniste et il écoutait toutes sortes de styles de musique. Je me suis donc intéressé très tôt à la musique classique, au jazz et à la world music. Je me souviens en particulier d'une cassette que j'avais, une espèce de "best of" avec Mozart, Stevie Wonder et une partie du Concerto d’Aranjuez ! Alors je me suis inscrit au conservatoire deux après-midi par semaine pour étudier la guitare classique et le solfège. Quand j’étais ado, je voulais faire du rock et au début, je ne savais vraiment pas faire des accords. Je ne connaissais que les morceaux que j’avais appris. J’ai vraiment galéré à écouter des groupes comme Nirvana ou Sonic Youth et à essayer de transcrire leur musique. J’ai eu beaucoup de mal avec le solfège au conservatoire et j’ai abandonné pendant un moment. Puis j'ai rejoint un jeune groupe du coin qui était assez bien connu au niveau de la ville et qui avait besoin d'un bassiste...et c'est comme ça que j'ai commencé à jouer de la basse électrique. Cette expérience-là a été très complémentaire pour moi. J’ai beaucoup appris sur le rythme, comment jouer en concert et faire des enregistrements en studio. Plus tard, j’ai décidé de reprendre la guitare classique, et bizarrement mes connaissances en solfège et mon oreille étaient cent fois meilleures qu’avant ; pourtant, je n'avais jamais eu l'impression que je les avais travaillées. Plus tard, il y avait des gens avec qui j'improvisais qui ont influencé mes choix en musique et ma façon de jouer, des gens comme Dino Saluzzi, un excellent joueur de bandonéon, ou Pablo Marquez, mon dernier prof de guitare, et aussi la famille Chemirani, de fantastiques joueurs de zarb, c’est devenu mon deuxième instrument….
Lâg : Vous jouez des styles de musique très divers, est-ce que vous avez des astuces ou des recommandations à donner à des guitaristes en herbe ?
KS : Je pense cela est dû pour beaucoup à la curiosité et au désir de partager la musique avec des gens d’où qu’ils viennent. Cela m’a fait comprendre que j’avais besoin de me familiariser avec des rythmes et des sons, par exemple, afin de pouvoir combiner les genres. C’est ainsi que j’ai commencé à chercher des sons différents, des accordages alternatifs et des techniques de percussion sur la guitare. A propos de mon jeu : j’ai appris la guitare classique, mais j’utilise des techniques de bassiste, de percussionniste, du flamenco et des rythmes d’Amérique Latine. Depuis cinq ans je joue aussi du tambour iranien, le zarb ; il a vraiment contribué à nourrir et à développer mon sens du rythme. Donc, c’est un drôle de mélange très personnel (rires).
L’important à mon sens, c’est de travailler lentement, éviter que ça devienne mécanique. Le but devrait être de comprendre la musique en général ; c’est un travail qui n’est jamais terminé. Je trouve que c’est une meilleure approche que de se concentrer trop sur l'instrument lui-même ou de poursuivre un certain concept de la technique ; jouer fort ou rapidement, par exemple, ou essayer de jouer les licks les plus difficiles en solo au lieu de jouer ce que tu ressens. Je pense qu’il s’agit d’« entendre ce que tu joues ». Mon conseil est de travailler lentement au début et de prendre le temps de tout entendre. Un truc chouette à faire parfois est de chanter ce que tu es en train de jouer. Autre chose que je trouve vraiment utile et intéressant, c'est le Konnakol indien. C’est l’art de chanter des rythmes avec des syllabes, par exemple : « TA– KA – DI – ME », c'est comme si on essayait de dire 1-2-3 très vite. Ça marche avec n'importe quelle langue, même si en allemand c'est vraiment dur. Essaie-le pour voir où sont tes limites. Puis, avec un peu d'entraînement, avec « TA-KI-TA », et tu verras.
Je me suis rendu compte qu’en travaillant de cette façon, une fois que tu peux "épeler" un rythme et « l'entendre en toi », il te faut nettement moins de temps pour pouvoir le jouer à la guitare.
Lâg : Vous allez bientôt sortir l’album « Kevin Seddiki ». Racontez-nous.
KS :L’enregistrement fait partie du premier prix que j’avais gagné dans un concours de guitare, les « European Guitar Awards » à Dresde en 2009. Il devait être plutôt un album de guitare en solo, mais le producteur, Klaus Wildner, m’a vraiment fait confiance et il m’a permis d’inviter d’autres musiciens. Ce sont pour la plupart des compositions et j’ai eu la chance de pouvoir inviter de grands musiciens amis… Bijan Chemirani (percussion) Maria Simoglou (voix) Olivier Ker Ourio; (harmonica) Danielle di Bonaventura (bandonéon) et Paolo Pandolfo (viole de gambe). L’enregistrement s'est fait à Strasbourg et il s'est très bien passé. J’ai été heureux d’être entouré par ces gens-là, ils ont apporté de la couleur et une énergie fantastiques à la musique. Quelques morceaux sont écrits avec des temps prévus pour des impros, d’autres improvisations se sont produites spontanément au studio. Je vais mixer en juin et sortir l’album à l'automne, puis je jouerai ces morceaux avec un trio (percussion et bandonéon ou accordéon)
Lâg : Avez-vous d’autres projets en vue ?
KS : Oui, en fait, plus ça va, plus j’en ai ! Avec Bijan Chemirani, je fais partie du projet Oneira. Nous arrangeons et composons de la musique aux couleurs méditerranéennes. Nous venons de commencer à enregistrer notre deuxième album. J’ai aussi un projet de trio avec le percussionniste Glen Velez et la chanteuse Lori Cotler de New York... ça devrait commencer à prendre forme cette année. De plus, je joue depuis peu de temps avec le contrebassiste jazz Chris Jennings du Canada. Nous accompagnons une chanteuse de tango super qui s’appelle Sandra Rumolino, et en octobre nous allons jouer aussi avec l’italienne Lucilla Galleazi. J’ai une série de concerts en solo devant moi ; je vais essayer de faire quelque chose avec des effets, des loops, guitares et percussion.
Lâg : Ça fait un moment que vous êtes en tournée avec Al Di Meola... comment est-ce que vous vous êtes connus ?
KS : J’ai rencontré Al lors d’un voyage en Tunisie avec juste un sac et ma guitare. C’était ma première grande aventure. J’avais 17 ans et je venais d’arriver à Tabarka pour le festival de jazz où je l’ai vu jouer pour la première fois.
Le concert m’a énormément plus ; c’était acoustique avant tout, avec piano, guitare et percussion. Ils ont annoncé que le lendemain, il devrait y avoir une masterclass, alors je m’y suis rendu...mais elle a été annulée à la dernière minute. J’étais vraiment déçu et je m’apprêtais à partir. Mais j'avais vraiment envie de le rencontrer et de lui demander de me faire un cours, alors j’ai demandé le numéro de sa chambre à la réception et à ma grande surprise, ils me l'ont donné. Je suis monté à sa chambre, mais il n'y était pas. J’ai attendu un peu… il y avait une petite table et une chaise. Je suis resté là et j’ai répété pendant quelques heures jusqu’à son retour. Il m’a écouté jouer, puis on a passé un petit moment ensemble, on a joué de la guitare, etc… Par la suite, on s’est vu régulièrement quand il jouait en Europe. De temps en temps, il me demandait de me joindre au groupe pour faire un remplacement de dernière minute. Ce n'était jamais facile, c’était beaucoup de boulot dans l’urgence. Finalement, en 2009, il m'a demandé d’aller à Munich pour une répétition avant une tournée et depuis ce temps-là, je fais partie du groupe World Sinfonia.
Lâg : Y-a-t-il des représentations ou des séances d'enregistrement récentes qui ont eu une importance particulière pour vous ? Pourquoi ?
KS : Toutes les séances d’enregistrement ont une importance particulière pour moi. C'est peut-être parce que je n’en ai pas encore fait beaucoup ! Enregistrer mon album a été l’expérience la plus émouvante pour moi, parce que j’étais entouré de gens que j’aime et ils ont été tous tellement gentils avec moi et tellement engagés sur ce projet. C’était comme un rêve. Je me souviens aussi des séances pour le dernier album d'Al Di Meola l’hiver de 2009. C’était mon premier voyage aux USA et je prenais l’avion pour un enregistrement dans l’Avatar Studio!
Ça, c’était aussi un rêve et une expérience fantastique.
Lâg : Qu'est-ce qui vous a attiré vers les guitares Lâg? De quel modèle jouez-vous ?
KS : J'ai rencontré Michel Lâg-Chavarria à un grand festival de musique en France l'été dernier. Nous jouions avec Oneira, et ils avaient un stand près de la salle à manger. J’ai essayé quelques guitares, mais je me souviens en particulier d'un baryton que j'ai adoré. C’était un moment sympa et nous avons décidé de garder le contact et de nous rencontrer une autre fois. Par la suite, j’ai essayé quelques guitares et il y a très peu de temps, je me suis acheté une Tramontane Custom Bédarieux. Le timbre et les nuances de son sont vraiment super ; cette guitare est parfaite pour le groupe puisque sur scène on joue assez fort. Il est difficile de trouver un bel instrument avec une attaque puissante mais sans feedback. L'acoustique naturelle est très riche et bien équilibrée.
Lâg : Merci, Kevin ! Amusez-vous bien pendant votre tournée.
Pour plus infos sur Kevin, allez sur http://www.reverbnation.com/kevinseddiki ou http://www.facebook.com/pages/Kevin-Seddiki/152959358075988
Les vidéos

Sortie du premier album de Kevin Seddiki
L'artiste Lâg, Kevin Seddiki, sort aujourd'hui, 21 Mai 2012, son premier album solo : "Il Sentiero". Guitariste...(lire la suite)



